Écrire d’un bon style, c’est laisser parler son âme,
celle qui toujours exprime le beau, celle qui ne ment jamais. Le talent ne
s’acquière qu’à force de vigueur et même l’imbécile, le si mal nommé
« idiot du village » contient (alors que l’on croit le tonneau
entièrement vide) l’embryon du génie. Au 21ème siècle, il est fort regrettable
que nous ne sachions distinguer l’aura des grands hommes dans tout un chacun.
La possibilité d’une lumière si puissante qu’elle nous éclairerait tous effraie
l’humain lambda.
Il n’a pas confiance. En lui, d’abord, ensuite en l’autre, puis en cette masse à la fois parfaite et difforme qu’est notre monde. La vie se doit d’être une suite de malheureuses circonstances qui le mènent obligatoirement à un destin tragique. Comment pourrait-il dans ce cas ne pas écraser son frère (?), la bête, l’adversaire, le probable assassin pouvant à tout instant, écourter sa vie, faire cesser les battements de son cœur. Les seules pensées contrariant ce système — devenu économique lorsque le temps a définitivement supplanté l’éternité, vaincue sous le poids trop important de cette concurrence implacable — sont généralement réduites à de mièvres réseaux d’entraide, à de gentilles affiches représentant des mains tendues sur lesquelles nul passant ne lève le regard (par manque de temps encore et puis, entre nous, « quelle niaiserie ! ») et enfin des émissions à la noix où le dernier comédien à la mode, la dernière midinette poussent la chansonnette aux nom des faiblards, des incapables sociaux, des inadaptés qui n’ont pas la dent suffisamment coriace et à qui on a fait croire le contraire de la vérité, face auxquels on a nourri tant d’inquiétudes qu’elles se sont transformées en créatures destructrices, rongeant nos « adversaires » de l’intérieur, ne leur laissant que la peau sur les os pour crever. Quand conscience pointe le bout de son petit nez retroussé, la parfaite qui nous juge fait parfois de courts miracles. Il arrive que madame la réussite, dans son épais manteau de fourrure daigne regarder derrière et après avoir lorgné les cadavres des impuissants, elle se donne le devoir de les ressusciter avec une poignée de monnaie, un peu de soupe et « n’attrapez pas froid, voici un vieux veston que je n’ai jamais eu l’occasion de porter ». Et elle ne ment pas, en plus. Elle est bien trop au sommet pour se le permettre. Elle ne se ment qu’à elle-même.
Il n’a pas confiance. En lui, d’abord, ensuite en l’autre, puis en cette masse à la fois parfaite et difforme qu’est notre monde. La vie se doit d’être une suite de malheureuses circonstances qui le mènent obligatoirement à un destin tragique. Comment pourrait-il dans ce cas ne pas écraser son frère (?), la bête, l’adversaire, le probable assassin pouvant à tout instant, écourter sa vie, faire cesser les battements de son cœur. Les seules pensées contrariant ce système — devenu économique lorsque le temps a définitivement supplanté l’éternité, vaincue sous le poids trop important de cette concurrence implacable — sont généralement réduites à de mièvres réseaux d’entraide, à de gentilles affiches représentant des mains tendues sur lesquelles nul passant ne lève le regard (par manque de temps encore et puis, entre nous, « quelle niaiserie ! ») et enfin des émissions à la noix où le dernier comédien à la mode, la dernière midinette poussent la chansonnette aux nom des faiblards, des incapables sociaux, des inadaptés qui n’ont pas la dent suffisamment coriace et à qui on a fait croire le contraire de la vérité, face auxquels on a nourri tant d’inquiétudes qu’elles se sont transformées en créatures destructrices, rongeant nos « adversaires » de l’intérieur, ne leur laissant que la peau sur les os pour crever. Quand conscience pointe le bout de son petit nez retroussé, la parfaite qui nous juge fait parfois de courts miracles. Il arrive que madame la réussite, dans son épais manteau de fourrure daigne regarder derrière et après avoir lorgné les cadavres des impuissants, elle se donne le devoir de les ressusciter avec une poignée de monnaie, un peu de soupe et « n’attrapez pas froid, voici un vieux veston que je n’ai jamais eu l’occasion de porter ». Et elle ne ment pas, en plus. Elle est bien trop au sommet pour se le permettre. Elle ne se ment qu’à elle-même.
A quoi correspond le point d'interrogation ?
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