jeudi 9 février 2012

Toi ou le dégoût

Crème anglaise, dégrafe les lourds tissus qui voilent tes attraits délicieux
Prends-moi au berceau, pends-moi à tes lèvres ou  arrache-moi le goût
Pardonne les grises mines de ces affreux, un poteau, mille poteaux leurs cachent ta vue
Coule au plus profond de mon âme en un fin fil doré que la morale n’admettrait pas.
Refile-moi ces vieilles photos que tu déchires alors pour cacher ton visage, plus beau encore qu’un lever de soleil sur un champ de bataille.
Ballade entre les tissus doux de ta membrane, plus pénétrante qu’un parterre de fleurs  semi-ouvertes à l’orée des lacs suisses, peu avant l’été, à la tombée du jour.
Une porte entrouverte sur la vie, une fenêtre fermée que tu casses à chaque regard. Tu n’es pas le fruit d’un hasard perdu au gré de ses envies.
Diane se garde bien de chasser sur tes terres : l’univers tout entier.

1 commentaire:

  1. L'immigrante de Landor Road.11 février 2012 à 00:04

    Texte énigmatique. Ce blog a pour sous-titre "Prétextes". Ici, je me demande si la crème anglaise est un prétexte au point de départ de ce phénomène intérieur inqualifiable, ou est-ce d'elle dont tu parles jusqu'à la fin ?
    Quelque chose m'échappe.

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