mercredi 26 octobre 2011

L'adieu est affreux mais n'est pas réel.


 Comme le criminel revient toujours sur les lieux de son méfait, je m'en retourne à l'endroit précis où coule encore l'encre invisible de mes écrits inoffensifs.
Je questionne le silence, lui demande : Combien de temps reste-t-il avant la fin de la partie, de ma partie ? Qu'est-ce qu'une des milliards de créatures terrestres pourrait-elle faire pour changer un tant soit peu les choses ? Et quel est l'état véritable des choses ?
On remarquera  finalement que le Monde a toujours été le même, ainsi que l'Homme et qu’enfin, une coopération paisible entre ces deux éléments n'est pas possible, du moins aujourd’hui. Changer la Terre ? Changer l'Homme ? Nous opterons pour la seconde solution. Mais comment se faire ? Ne faudrait-il pas déjà tenter de connaître celui-ci , de le sonder tel une profondeur inconnue , de faire en somme de la philosophie  un passetemps général ? Nombreux s'y sont essayés. Peut-être devrions nous transformer cette Philosophie, l'adapter à l'individu du présent, celui-là qui ne s'intéresse pour la plupart à rien de profond et je dirais même, qui exècre la profondeur. Dans leur majorité, les gens ne comprennent pas grand-chose ou ne veulent pas comprendre, ils courent après du vent, ne sont conscients de rien et inconscients d'eux-mêmes. Ils vivent dans un rêve, comme des androïdes crées pour on ne sait (plus) quoi. Ils partiraient encore à la guerre si on le leur demandait, en souriant même, en seule réponse à ceux qui la déclarent et qui ne valent même pas la corde pour se pendre. Le compte à rebours qui nous occupe éveille quelque petites consciences par-ci, par-là mais rien d'incident ou de valable à l'échelle du grand nombre. Alors va-t-on laisser faire les choses, se plier à l'air du temps? Dans une humanité abominable et nihiliste où il faut du courage pour rester optimiste ou une grande dose de Soma pour ne s'occuper que des plaisirs et du rien , j'aspire à demeurer une des petites consciences  qui savent que ,  dans ce Meilleur des Mondes nous allons droit dans le mur , mais qu'un changement est encore possible , qui savent les choix qui se dispersent dans les esprits d'individus qui nous l'espérons , les attraperont un jour au vol.

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