mercredi 26 octobre 2011

Disney

Loin de là où toutes choses se confondent et tombent dans un patatras limpide pourtant, je nage au vent hybride des espaces nimbés de boue terne et de poussières blanches. Microbe tenace dans sa faiblesse, il s'arrête soudain, las des corps imbriqués, puissent-il se désintégrer ( ? ) et j'étouffe dans un bol d'air frais. Eloge de l'inertie, éloge (humain) de la bêtise (humaine). Vous vous y vautrez à chaque heure, mais les cadrans s'amusent en zieutant la chute continuelle.
Visionnage de personnages. Dessin animé. Walt Disney. Salops d'américains, merci. Le regard de l'étranger est à son enfance aujourd'hui, pour changer des vingt années de perturbation mentale. C'est comme l'écran enfoui sous une stratification de poussières, bienheureuses d'enfoncer encore davantage cet écran lumineux, de faire la stratification plus dense encore. Mais c'est alors une envie de ménage qui me vient du fond des âges. Voici la poussière des années passées qu'on balaye soudain d'un revers de bras, permettant à l'écran de s'en défaire.
Beauté. Quelque chose de parfait qu'un esprit affamé de tout, affamé de rien en fait, avait laissé tomber, de côté, pour s'en aller à la chasse à la perfection supérieure. Sans arriver à la dégoter, il est revenu sur ses pas. Fatigué de quérir une ombre, il en a oublié la perfection initiale. Manque d'un il  ne sait quoi.
Finalement au détour d'un fichier Windows, des lettres empreintes d'une vague réminiscence éveillant, songe après songe un souvenir gravé pourtant au fer rouge dans la nuit noire de l'enfance : W A L T D I S N E Y.
Toute contente qu'est l'innocence de reprendre sa place, elle ne peut s'empêcher d'en vouloir à cet idiot d'adulte. Dès les premières minutes d'un Roi Lion, toute colère s'efface. Légèreté ! bien que les personnages soient un peu lourds. Ta gueule.
RaisON ne te demande pas de commentaire. L'apanage des enfants, mon œil. Qu'elle ne le veuille ou non, la raison a tort. Non, les chansons fredonnées ne sont pas débiles. Vos lèvres alors seraient débiles de soulever de force un rictus si longtemps banni de votre visage de retraité de l'enfance. Chassez enfin le mot "manichéisme" de votre bouche. Gazouillez simplement. Soyez heureux de ne rien comprendre ici et de tout comprendre là-bas, quand des animaux insupportables, mais si amoureusement détestés enchaînent gags drôles sur gags drôles. Adulte dirait gags plus drôles sur gags plus drôles. Chiant. Mais encore ta gueule. Les singes, les perroquets, les vieilles corneilles et un coussin qui aboie sont mille fois plus appréciés que les blagues dégueulasses d'un Bigard obsédé ou les cris d'une Foresti. "Je voudrais déjà être  roi". Ça c'est certain.

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