Parfois, avant que les soirées pleines d'amertume ne m'amènent au piano (qui n'a rien demandé), je songe à toi, à toutes les erreurs que j'ai pu faire durant ma courte vie ; j'établis alors des plans sur la comète, plan que je sais absurdes et voués d'avance à l'échec. Mais qu'importe. Tu sais que je ne peux plus te faire de déclarations, tu les as déjà toutes rejetées et je ne t'en tiens pas rigueur. Et je ne voudrais pas passer pour un ancien amoureux désespéré (même si parfois je le suis évidemment), ce petit "je" à ses heures si égoïste et méchant. Tu ne liras jamais cela, tu as autre chose à faire que de traîner ici, dans des flots de pensées inutiles, presque larmoyants et pitoyables à n'en pas douter. Pour le moment tu as été la seule, mais je ne t'ai pas vu.
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